Groupe Rissois d'Histoire Locale. Association "loi 1901"
30 Mai 2026
Ils étaient déjà pratiqués dans les civilisations anciennes.
En 786, inventaire des sujets de plus de douze ans ordonné par Charlemagne.
Premier dénombrement sous le règne de Saint Louis : 10 millions d’habitants.
En 1328, Philippe VI de Valois demande un « état des paroisses et des feux de bailliages » : environ 19 millions de Français.
Nouveau recensement de population sous Charles VIII, fin du 15ème siècle.
Sous le règne de Louis XIV, un essai de recensement est organisé, mais faute de directives claires, les résultats ont été très partiels.
Vauban et plus tard Turgot semblent avoir vite perçu les possibilités scientifiques des recensements, notamment pour des études économiques et sociales.
En 1801, Bonaparte met en place le premier recensement de l’ère moderne qui établit alors la population française à 33 millions d’habitants.
A partir de cette date et jusqu’à la seconde guerre mondiale, un recensement sera effectué tous les cinq ans. C’est à partir de 1817 que l’on introduit les listes nominatives.
A partir de 1851, les questions posées lors du recensement sont plus nombreuses.
Pour cause de guerres, le recensement de 1871 aura lieu en 1872 et ceux de 1916 et 1941 n’auront pas lieu.
Depuis 1946, les recensements de la population française ont lieu à intervalles irréguliers en 1954, 1962, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.
A partir de 1954, les listes nominatives deviennent facultatives. Celles-ci sont prohibées à partir de 1990.
Les lieux de résidence de nos ancêtres, la composition des familles, les autres habitants de la maison : domestiques, enfants en nourrice, parents et amis…les métiers de nos ancêtres et parfois leurs lieux de travail, on peut donc retracer une carrière professionnelle…et l’extension des rues de la ville.
On peut ainsi faire des statistiques sur :
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L’évolution de la population :
- nombre et sexe,
- origines provinciales ou étrangères des habitants,
- vagues successives d’émigration sur la commune,
- évolution des divers corps de métiers,
- occupation des maisons par rue,
- principaux employeurs de la commune
Le cadastre Napoléon, terminé en 1821, montre les deux seules rues du village de Ris : la route impériale puis route royale (RN7) et le chemin de La Borde (rue Edmond Bonté).
Page du registre de 1836 où sont recensés les noms, prénoms, la profession, le sexe, l'état marital et l'âge des individus présents dans la commune.
Si en 1817 et 1831, on note une liste des habitants avec leurs noms, prénoms, âges et professions, il est impossible de les situer dans les deux rues qui forment le village d’alors, la Route Royale et le Chemin de La Borde qui mène à la Seine. Ce n’est qu’en 1841 que des précisions complémentaires sont apportées comme le nom de la rue, le sexe des personnes, leur état marital et leur situation dans le ménage. De plus une organisation est ajoutée concernant la numérotation des rues, ainsi que celle des individus et des familles. En 1872, sont ajoutés les dates et lieux de naissance, la nationalité et à partir de 1901, l’employeur des individus est parfois indiqué. Dans les premiers recensement du XIXème siècle seules les deux rues déjà évoquées font l’objet d’un recensement . Les grands domaines, tels que les châteaux de Ris, de Fromont, de Trousseau, de la Briqueterie ainsi que ceux d’Orangis, sont considérés comme des « écarts ». Les propriétaires ne sont jamais recensés. Même le personnel de maison qui suivait les maîtres dans leurs déplacements ne sont pas comptabilisés. Seul le personnel restant sur place gardiens, gardes-chasse, employés de fermes sont recensés. seules les deux rues déjà évoquées font l’objet d’un recensement .
Jusqu’en 1900, le village ne compte que deux axes principaux : la Grand Rue (actuellement Nationale 7) et la Rue du Pont (Edmond Bonté). Toute l’activité de Ris-Orangis se situe de part et d’autre de la Route Impériale qui devint par la suite Grande Rue puis Route Nationale et enfin Rue Albert Rémy en 1928. Ce lieu de passage compte douze auberges et un relais de poste. L’autre rue principale est celle qui mène au Pont, car l’activité fluviale a son importance, mais c’est surtout l’arrivée du chemin de fer en 1840 et la construction de la gare qui donnent à la rue du Pont son dynamisme.
Le centre du village réunit ces deux rues avec l’allée des Marronniers et le quai de La Borde jusque dans les années 1920. Les autres voies sont des chemins qui mènent aux propriétés et leurs fermes comme la Briqueterie, Fromont, Trousseau et Orangis ou desservent les vignes du coteau.
Ce n’est que vers la fin des années 1880 que quelques ruelles apparaissent sur le Coteau et dans le quartier du parc de la Theuillerie. La voirie rissoise n’évolue qu’après 1900 où l’on voit naître de nouvelles rues autour du Château de Ris, vers la gare et vers le Plateau.
Mais c’est dans les années 1930 que débute le plus grand bouleversement avec l’apparition de nouveaux lotissements pavillonnaires comme le Turpin sur l’Aunette, le Château de Fromont, la Ferme du Temple sur le Plateau et la Briqueterie au-delà du Château de Trousseau, puis dans les années 1960 avec La Ferme du Temple et le quartier du Moulin à Vent sur le Plateau.
En 1817 la commune ne compte qu’environ 500 âmes. La population a doublé progressivement jusqu’en 1870, puis triplé au moment de la première guerre mondiale. Dans les années 1930, elle dépassera les 3000 habitants puis 4000 après la seconde guerre mondiale.
Rappelons qu'en 1789 Ris et Orangis comptaient respectivement 450 et 50 âmes. La réunion des deux communes se fit en 1792.
La rue Pierre Brossolette (au premier plan) s'appelait, « Chemin d'Orangis » - l'école Boulesteix au centre de la photo.
Le nombre de femmes est à peu près égal à celui des hommes. La première guerre mondiale ampute Ris Orangis de 85 de ses hommes. On note cependant un excédent d’environ quatre cents hommes en 1931 du à l’arrivée massive de nombreux ouvriers agricoles célibataires de nationalité tchèque et polonaise dans les fermes d’Orangis, ainsi que de nombreux Italiens célibataires, carriers chez Aubrun, dans le quartier de l’Écorne-Bœuf. En 1936 et 1946, la tendance semble s’inverser avec un nombre de femmes supérieur à celui des hommes accentué par la perte de 17 soldats rissois et de 16 civils pendant le second conflit mondial.
Les recensements de 1872, 1876, 1906, 1911, 1921, et 1936 nous informent sur les départements d’origine des habitants de Ris-Orangis. Si en 1872, le nombre de provinciaux égale celui des parisiens, par la suite, les habitants originaires d’Ile-de-France seront toujours plus nombreux pour atteindre presque 64% en 1936.
En ce qui concerne les provinciaux, ce sont les habitants des régions Centre 23% (surtout Loiret, Cher, Indre, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher) et Bourgogne 17% (Nièvre, Côte-d’Or, Yonne) qui ont débarqué en plus grand nombre sur la ville, et cela surtout après 1900. En fait, dès que les chemins de fer des lignes PLM et PO passèrent par Ris ou ses environs, les populations des départements proches traversés sont venues tenter leur chance à Ris-Orangis qui, en raison de ses nombreuses propriétés permettait de trouver des emplois pour des couples.
Sur le recensement de 1876, on remarque l’arrivée de familles venant d’Alsace et Lorraine suite à la perte de l’Alsace-Lorraine lors du conflit de 1870. Il est spécifié que ces personnes ont opté pour la nationalité française. On notera une Institution d’enseignement privé « l’Ecole Saint- Stanislas » pour garçons où tous les employés et enseignants viennent de l’est de la France. C’est aussi pour cette raison que l’usine Springer s’implante à Ris.
On observe aussi, en 1921, une arrivée massive d’individus venant des Ardennes, la plupart lamineurs, employés chez Bogny-Braux ou aux Ateliers de la Mardelle de Ris. Alors que, traditionnellement, peu de Rissois viennent de Bretagne ou du Nord de la France, on en voit arriver quelques uns à partir de 1936. Par contre, il y a eu très peu de provinciaux d’origine méditerranéenne ou du sud-ouest. On remarque aussi que l’information circulait bien entre Ris-Orangis et la Province, lorsqu’un Berrichon trouve une place à l’Usine Springer par exemple, il n’est pas rare de voir rapidement débarquer les cousins ou les beaux-frères en recherche d’emploi.
A partir du recensement de 1851, l’origine des étrangers est notifiée sauf en 1876 et 1881. Si le pourcentage d’habitants d’origine étrangère avoisine les 6%, il double en 1886 et 1891 pour redescendre à 6% jusque dans les années 1930 où le taux atteint 14% pour chuter à nouveau à 4% après la seconde guerre mondiale. Ce sont les Belges (47%) qui depuis le milieu du 19ème siècle se sont installés en plus grand nombre sur le territoire de Ris-Orangis. Jusqu’à la première guerre mondiale, un petit nombre de Suisses (5%), Allemands et Autrichiens (3%) s’établissent à Ris-Orangis. Puis dans les années 1920, on voit arriver en masse des Italiens (29%), des Polonais (11%) et aussi un certain nombre de Tchèques (5%).
Les familles d’origine belge :
Ils sont journaliers dans les fermes, maçons, terrassiers, marchands de vins ou de bière, blanchisseurs puis employés dans les carrières des sables et les laminoirs et autres usines de la ville. La plupart des familles belges sont devenues françaises après deux générations. Ceci étant du au mélange des Belges qui se sont unis à des Rissoises, plus facilement que les autres étrangers puisqu’ils n’avaient aucun problème de barrière linguistique.
Jeukens, Delhaye, Vandenecke, Hubert, Rémy, Bottequin, Droesbeke, Vamboug, Valcke, Gueux, Actergal, Van Impe, Neckebrock, Renard, Lambrecht, Cruypeninck, Vandertracten, Delavallée, Droesbeke, Bottequin, Henneuze, Roos, De Waele, Jouret, Dehoul, Van de Veghe, Signorelle, Anciaux, Leroy, Jacquit, Liblanc, Claercboudt, Van Den Brouk, Vanhoord, Talpe, Germeyors, De Bus, Diétrich et les Van Hul.
La famille Lambrecht occupe la charcuterie et le commerce de vins vers 1870 jusque dans les années 1930 avant laisser la place à l'Hôtel Knapp et le Bar-Hôtel Guyard
Les familles d’origine italienne :
Ils sont jardiniers, terrassiers, bardeurs, carriers, fumistes, maçons, peintres, plâtriers, cimentiers surtout dans les années 1930 qui voit naître sur la ville de nouvelles constructions. Plus tard, on note aussi des chapeliers, charcutiers, cordonniers et limonadiers. En 1946, les Italiens sont quatre fois moins nombreux qu’en 1936. Il semble que les émigrés d’origine italienne soient moins enclins à demander la nationalité française que les Belges. Bien souvent, la communauté italienne, que l’on retrouve dans tous les quartiers de Ris-Orangis, se regroupe dans les mêmes rues. On note aussi que peu de femmes italiennes travaillent.
Ressia, Calcaterra, Dematei, Rota, Savio, Finardi, Bettalle, Pelizzi, Marcone, Delfanti, Marietti, Berta et Bonasoli, Simonato, Franzon, Félice, Provezza, Montani, Maggiorelli, Centurelli, Colombo, Grigioni, Regen, Zambon, Cortina et les Bolemperti.
Les familles d’origine Polonaise :
Ils arrivent sur le territoire de Ris-Orangis après la première guerre mondiale. On en remarque une demi-douzaine comme ouvriers agricoles à la ferme Trousseau en 1921. En 1926, de nouveaux célibataires débarquent à Ris pour travailler à Orangis, mais au total il n’y en a eu qu’une quinzaine. En 1931, leur nombre avoisine les 120, c’est à cette époque qu’ils sont les plus nombreux, outre quelques célibataires embauchés à la Malterie ou aux Sablières de Grigny. Dans l’ensemble, les émigrés polonais viennent par famille entière, ne se mélangent que très peu avec les familles rissoises et sont rarement embauchés ailleurs que dans les fermes. Bien souvent, ces familles ne restent pas à Ris Orangis.
Ubaniack, Gruby, Kiereck, Fargan, Maik, Martinowitz, Janowsky, Wieczorek, Brona, Warchol, Kozucowsky, Pokaluyko, Karpa, Rowenzyn, Wojvoda, Lyskawa, Semkowiez, Ulatoswki , Sobezak, Wostecki, Kasprorirack, Blacharski, Ivaniak, Kackzmaryck, Kosmala, Kartyczowicht, Kataryznya, Kaczmaryck, Kwiatkowcki, Koscielska, Roumesky, Sulenski.
Les familles d’origine tchèque :
Ils n’arrivent qu’en 1926 et ne sont qu’une vingtaine : qui travaillent sur les fermes de Ris-Orangis. On relève cependant un certain Bota qui monte une entreprise de cordes dans le quartier de Fromont. En 1931, ils sont une dizaine de plus avec l’arrivée de quelques manœuvres célibataires et cimentiers, une famille de fourreurs, les Kolarick, s’installe rue du Pont. Il semble que de nombreuses familles venant de Tchécoslovaquie ont émigré par la suite en dehors de Ris-Orangis car peu de noms sont encore présents à ce jour.
Markovic, Joseph, Sulovec, Pilko, Hérerick, Monceck, Susuk, Ciglau et Minka, Slovack, Kovacova, Subka, Haydu, Béro et les Krchnavy (dont le nom a été transformé en Kernavy).
Les familles d’origine allemande et autrichienne :
En 1851, les Kobétick travaillent sur la ferme des Ruelles. En 1891, un Ulsamer est infirmier, puis domestique dans l’Institut Privé. Un Saltouari est jardinier, on le retrouve toujours célibataire en 1911. Les Hoffeurt sont couvreurs et les Rickerl et Mager journaliers. Deux Autrichiens Félix Keil et Joseph Haüfsler sont directeur d’usine et brasseur chez Springer. En 1896, d’autres Autrichiens les Sladky viennent les rejoindre chez Springer. Plusieurs ouvriers Allemands :
Hoffmann, Schaeffer, Gantzer, Stern (malteur) et Koenig (chimiste) arrivent chez Springer avec un nouveau directeur : Boehm, tous Autrichiens. En 1921, après la première guerre mondiale, aucun émigré germanique n’arrivera à Ris. Les Mager et les Sladky sont naturalisés Français tandis que leurs compatriotes ne sont plus là. En 1931, un représentant en outillage : Ambuhlew, deux mouleurs célibataires : Sann et Kothbrust débarquent à Ris. Après 1945, on note la présence de quatre Allemandes « amies ».
Les Suisses et les Luxembourgeois :
Il y a toujours eu des Suisses à Ris mais leur nombre n’a jamais dépassé la trentaine. Dès 1851, le Suisse Chopina est fumiste de profession. En 1861, un Scranquène Suisse est garçon de ferme. En 1872, trois jeunes employés luxembourgeois travaillent à Ris. En 1886, des rentiers suisses viennent s’installer à Ris-Orangis : les Jacot-Descombes rue Nationale et les Pétu rue du Pont…et ils sont venus avec leurs compatriotes domestiques, cuisinières et cochers. La famille Monti dont le père est peintre s’installe rue Nationale.
D’autres rentiers Luxembourgeois :
Les Schaar habitent une maison bourgeoise de la rue du Clos. En 1896, deux jardiniers luxembourgeois Heintz et Féderspiel travaillent dans une ferme d’Orangis.
En 1911, 2 ouvriers agricoles suisses Mezenen et Genevay sont dans les fermes Rousseau et Fontaine. En 1921, débarquent un Wyler qui est tapissier, les Weber ébénistes et un Walther, carrier chez Mafrand. En 1931, ces familles Suisses sont rejointes par un compatriote horloger : Chedel, puis par les Liechti et les Raths. En 1936, viennent s’installer deux commerçants suisses : le grainetier Krummenacher et le boucher Collon. En 1946, s’ajoutent les Dinkel et Ramel. A cette époque, les Weber et les Wiler sont naturalisés français.
Les autres habitants de Ris d’origine étrangère :
Les Russes : ils arrivent en 1931 avec la famille Rosanoff dont le chef était peintre céramiste et les filles couturières. En 1936 un Pereverseff est interne en médecine au Sanatorium des Cheminots, et un Kollioukh, chauffeur de taxi. En 1946, s’ajoutent des Borinoff, Boutz et Alatirsseff tous mécaniciens, des Artemieff et Petroff électriciens, un Chélépine sculpteur et une Kalichescky, danseuse.
Les Portugais : eux n’arrivent à Ris qu’en 1926 avec les familles Maria, journaliers chez Kétol-Ris. En 1931, s’installent des De Sousa (maçons), Pinto (bûcherons), Perena et Castro (menuisiers) ainsi que des Pernadas, Joachim, Antonio, Louraira, Da Cunka,…(manœuvres). En 1936, arrivent des tonneliers : les Varendas, puis les Vieira (maçons). Un des fils Maria ouvre un restaurant rue du Pont. La communauté portugaise se réduit encore en 1946 : un cordonnier D’Almeida s’établit rue du Pont.
Les Arméniens : en 1926, Arthur Djergaian ouvre un restaurant rue du Pont et Antonian travaille chez Djergaian. En 1946, Devletian s’installe comme cordonnier près de la mairie.
Les autres étrangers installés à Ris : on note quelques rentiers ou institutrices anglo-saxons, un Syrien, Salem, casseur de pierres chez Aubrun dont le prénom passera de Halil à Nicolas au recensement suivant…
Dès 1926, on observe la présence de quelques rares Yougoslaves maçons ou ouvriers agricoles (les Vélimirowitch, Kercinar et Géber) à Orangis. Notons la présence en 1936 d’un Consul de l’Uruguay : Martinez et sa famille qui réside rue des Pinsons. On remarque quelques Hollandais dont un tailleur de pierres fines : Bohm, un comptable : Ten-Hoedt, un architecte : Teeuw, et des Espagnols, les familles Ventura (entrepreneurs en maçonnerie), Hernandez, Guttierez (coiffeurs), Embuena (peintre). On a aussi vu passer deux ou trois grecs sur Ris ainsi qu’un Roumain Saiovici, interne au Sanatorium.
Au début du 20ème siècle, on commence à mentionner les employeurs des habitants de Ris-Orangis. Les employeurs ont évolué d’un paysage uniquement rural à l’apparition des industries.
Les fermes d’Orangis et de Ris ont été les premiers employeurs de journaliers, batteurs en grange, charretiers, bergers, filles de basse-cour, bouviers et ouvriers agricoles…
Les vignobles de Ris ont embauché aussi des treillageurs et des vignerons. Les propriétés rissoises qui ont été nombreuses, avaient un grand besoin de gardes, jardiniers, cuisinières, valets de chambre, domestiques, gouvernantes, régisseurs, garde-chasse, bonnes, maîtres d’hôtel, concierges…
Les commerces et les petites entreprises familiales sont aussi une source d’emplois pour les plus jeunes ou les cousins de province….
Les premières usines de Ris furent des fabriques de porcelaine. La première, installée au début de la rue du Pont, vers la Nationale de 1846 à 1861, a employé en moyenne une vingtaine de personnes. La seconde sur la rue Nationale, située à l’emplacement des nos 14 et 16 de l’actuelle avenue de la Libération. Elles ont disparu en raison du danger d’incendie que pouvaient provoquer les cheminées des fours. Mais c’est surtout l’arrivée de l’usine Fould Springer déplacée de l’est de la France après le désastre de 1870, qui commence l’industrialisation de la commune dès la fin du 19ème siècle. Cette usine fabriquant des levures employa une dizaine d’ouvriers en 1886, les effectifs avoisineront les 80 en 1911 et chutera à la moitié au recensement de 1921. L’activité cessera juste avant la seconde guerre mondiale.
L’essor industriel de Ris-Orangis se développe après la guerre de 14-18 avec l’implantation de nombreuses usines entre la Seine et la ligne de chemin de fer : Malterie Franco-Belge ou Diamalt, Ateliers de la Mardelle, Kétol, Bogny-Braux, Compagnie Soudée, Sté d’Estampage, Progil, Alliamétal, Cirri, CIMA et les entreprises d’extraction des carrières de sable…
Les recensements permettent de suivre l’histoire d’une maison et même des maisons qui constituent une rue. En remontant les recensements de 1946 à 1817, on peut reconstituer la suite des habitants d’une maison ou d’un commerce. On observe que certaines maisons sont restées longtemps aux mêmes familles, parfois même un employé de la maison en devenait le propriétaire, un commis dans une épicerie pouvait parfois en devenir le patron par la suite. Mais le plus souvent une riche maison bourgeoise abritant une famille noble devenait souvent la demeure d’un médecin ou d’un autre notable de la commune.
On s’aperçoit en étudiant la succession des habitants d’un café par exemple, que le cafetier a pu aussi être restaurateur, hôtelier, pâtissier, limonadier et le plus souvent à l’origine un marchand de vins. On remarque aussi que l’époux qui était cafetier avait parfois une femme épicière au même endroit. Un pâtissier pouvait aussi vendre du vin et faire office de café.
On peut aussi noter la variation et la modernisation des métiers par la transformation de l’atelier du maréchal ferrant en garage. On note l’apparition des électriciens en 1906 lorsque la ville a commencé à être électrifiée, ainsi que celle des plombiers et chauffagistes qui augmente significativement en 1906. Les cimentiers apparaissent seulement dans les années 1921, malgré l’invention par Pavin de Lafarge à la fin du 19èmesiècle. Les carriers ont été très nombreux à extraire le sable dès 1896 puis leur effectif a fortement décliné dans les années 1930 lorsque l’exploitation des sablières a commencé à se réduire. On peut ainsi étudier par le nombre des habitants exerçant tel ou tel métier l’évolution de la profession sur la commune.
On note aussi la disparition des religieux de l’école St Stanislas pour garçons et des Sœurs de l’école Ste Adèle pour filles dès la promulgation de la loi sur la laïcité en 1905 et l’obligation pour les communes de construire des écoles publiques.
Il est parfois compliqué de se repérer dans une rue car la numérotation n’existait pas en 1817. Ce n’est qu’en 1841 qu’apparaît la numérotation de la rue et là au début, c’est selon l’humeur du recenseur, on commence à un bout, on fait tout un côté puis on remonte de l’autre, ou bien on recense en zigzagant d’une maison à l’autre des deux côtés de la rue, ou bien une partie de la rue en entier puis on passe en face faire une autre partie et c’est bien souvent grâce aux commerces que l’on peut de repérer . Ce n’est qu’en 1876 que le système des numéros pairs et impairs sera mis en place. De plus, un commerce a parfois son numéro propre, parfois il est inclus avec les habitations de la cour intérieure qui le juxtapose. Dans ces cours, on trouvait souvent de nombreuses familles d’ouvriers ou des journaliers célibataires qui travaillaient en usine ou dans les fermes de Ris.
Dès 1840, les Courtois, marchands de vin, furent ensuite pâtissiers jusqu'en 1896 où un de leurs employés Bourdelot reprit l'affaire pour la céder ensuite aux Philippes qui offraient aussi la restauration. Cette pâtisserie sera reprise dans les années 1930 par la famille Durocher.
Maison du charbonnier à l'angle des rues Edmond Bonté et Johnstone et Reckitt, au début du siècle (la famille Mallet) en 1950 et fut repris par un loueur de voiture en 2008.
Sur l’image précédente, on peut voir la rue Nationale à l’entrée de la commune sur une carte postale datant de XXX et noter les habitants des diverses maisons en remontant sur plus d’un siècle. L’établissement de l’histoire des habitants de la rue Nationale est plus complexe que pour la rue Bonté car la Grande rue s’est allongée au cours des années et les numéros ont souvent changé. On peut ainsi voir la succession des habitants de chaque maison.
Cependant, côté ouest, on a des repères fixes comme la place des fêtes, l’ancienne mairie, l’église qui bien qu’ayant changé d’orientation en 1866 est restée au même endroit. On a aussi la propriété de l’école des frères Maristes, devenue Hôpital Jonhston-Reckitt puis Sanatorium des Cheminots.
Sur le côté est, moins de repères à part l’intersection avec la rue du Pont, la ferme à l’entrée nord de Ris, la Villa Faust, La Villa Steg (gendarmerie) et certains commerces qui ont traversé les générations.
Sur la gauche on aperçoit la future rue Théodore Maingot (anciennement rue de Grigny ????) qui précède une énorme bâtisse qui depuis la moitié du 19ème siècle a abrité de riches familles : dès 1836 un agriculteur propriétaire occupe l’endroit, puis un autre avant qu’en 1861, la famille Bothlingk-De Bonnefoy de Montbazin rachète la maison. Ils y vivront jusqu’en 1872 et la propriété passera ensuite dans les mains de la famille Théet-Girard qui louera une partie des locaux à des médecins ou des artistes. Et cela jusqu’en 1921 où l’assureur Couesnon habite la demeure. Vers 1936, cette maison sera partagée en appartement pour de nombreuses familles d’entrepreneurs et d’ouvriers.
La bâtisse suivante a été longtemps occupée par des serruriers : Battendier, Lesobre, Drieux et Houdard jusqu’à la seconde guerre mondiale où l’opticien Deturmenyes installera sa boutique.
La maison suivante en remontant la rue a été occupée par la famille de grainetiers-épiciers : les Tremblay- Normand puis il y aura longtemps des marchands de vins jusqu’au café-restaurant tenu par la famille Thimonier. L’épicerie sera contigüe et parfois tenue par l’épouse du marchand de vins : Mathieu, Dufour, Sergent et Robert. Sur la droite de la carte postale on note un premier commerce « couleurs et vernis ». Cette boutique a d’abord été dès 1836 une épicerie tenue successivement par les familles : Ruivet, Duvauchelle, Chalignot, Lejeune et Despujol avant d’être consacrée au commerce le la peinture, des vernis et de la vitrerie. Au début du 20ème siècle, une modiste puis un marchand de cycles occuperont les lieux. Le portail suivant cachait une cour intérieure où habitèrent de nombreuses familles d’ouvriers. La belle maison qui suit (avec une fenêtre mansardée arrondie sur le toit) a été occupée par le cordonnier Bertin dès 1836 puis par Dumont le blanchisseur, Hervy le géomètre et Marest le chapelier. Les autres appartements de la bâtisse étaient loués à des employés du Chemin de Fer PLM. L’énorme habitation suivante à deux étages (juste avant la rue du clos actuelle) abrita durant de longues années un commerce de vins : en 1856 la famille Pregniard qui étaient pécheurs restaurateurs sur la Seine, puis les Carlier, Finot, en 1881 les Cruypennynk, en 1906 : les Vanderstraken , en 1911 les Robert y seront cafetiers, en 1931 les Delfour en feront un restaurant, en 1946 les Hemmeler tiendront le restaurant « Le clos Normand ». Dans les années 1950, il n’y aura plus de commerce et la maison sera partagée en appartements. (ville d’Auxerre ????) Plus loin à droite on remarque l’ancienne Mairie et les arbres de la place qui était devant l’Eglise.
Successivement dans le même établissement : Le pensionnat des frère Maristes - L'Hôpital VR76 pendant la guerre de 1914 - Le sanatorium des Cheminots.
La maison suivante en remontant la rue a été occupée par la famille de grainetiers-épiciers : les Tremblay- Normand puis il y aura longtemps des marchands de vins jusqu’au café-restaurant tenu par la famille Thimonier. L’épicerie sera contigüe et parfois tenue par l’épouse du marchand de vins : Mathieu, Dufour, Sergent et Robert. Sur la droite de la carte postale on note un premier commerce « couleurs et vernis ». Cette boutique a d’abord été dès 1836 une épicerie tenue successivement par les familles : Ruivet, Duvauchelle, Chalignot, Lejeune et Despujol avant d’être consacrée au commerce le la peinture, des vernis et de la vitrerie. Au début du 20ème siècle, une modiste puis un marchand de cycles occuperont les lieux. Le portail suivant cachait une cour intérieure où habitèrent de nombreuses familles d’ouvriers. La belle maison qui suit (avec une fenêtre mansardée arrondie sur le toit) a été occupée par le cordonnier Bertin dès 1836 puis par Dumont le blanchisseur, Hervy le géomètre et Marest le chapelier. Les autres appartements de la bâtisse étaient loués à des employés du Chemin de Fer PLM. L’énorme habitation suivante à deux étages (juste avant la rue du clos actuelle) abrita durant de longues années un commerce de vins : en 1856 la famille Pregniard qui étaient pécheurs restaurateurs sur la Seine, puis les Carlier, Finot, en 1881 les Cruypennynk, en 1906 : les Vanderstraken , en 1911 les Robert y seront cafetiers, en 1931 les Delfour en feront un restaurant, en 1946 les Hemmeler tiendront le restaurant « Le clos Normand ». Dans les années 1950, il n’y aura plus de commerce et la maison sera partagée en appartements. (ville d’Auxerre ????) Plus loin à droite on remarque l’ancienne Mairie et les arbres de la place qui était devant l’Eglise.
Des nombreuses cartes postales représentent la rue Edmond Bonté aussi appelée rue du Pont, rue du pont Aguado (ancien maire de Ris ????) et rue de La Borde puisqu’elle menait au lieu dit de La Borde le long de la Seine où autrefois il y a même eu un petit château dit de La Borde (détruit en XXXX) qui dépendait de la grande propriété du château de Ris.
On note que le café de la gare a toujours été là…depuis la construction de la ligne de chemin de fer en XXXX. De même pour la maison du ou de la garde-barrières. Depuis la création de la gare, un cantonnier au chemin de fer habite aussi au la maison du passage à niveau. Se sont succédés à cet endroit les familles Massy (1851), Basset (1856), Frontier (de 1866 à 1881), Michel (1886), le couple Dégé-Raimbault (de 1891 à 1901), puis Madame Medich, marchande d’articles de pèche (de 1906 à 1911). Après la première guerre, les garde-barrières successifs seront Grobost(1921), la famille Dubois (de 1926 à 1946) puis la famille Cartelier dans les années 1950.
En ce qui concerne le café jouxtant la voie de chemin de fer, on note qu’une famille de pécheurs –restaurateurs : les Ronce qui avaient déjà un établissement le long de la Seine occuperont cet endroit de 1851 à 1872 comme marchands de vins pour laisser place à la famille Raimbault de 1876 à 1896. Un certain Guillerit y sera restaurateur en 1901, Jeannin en 1911, Huet en 1921 puis c’est la famille Ciret qui tiendra l’établissement « cafetier-restaurateur-marchand de vins » jusque vers 1950.
On voit évoluer la maison du pont en bord de Seine qui servit tout d’abord au passeur du bac Dubeau (1817) puis aux fermiers du pont Tessier (1836) et Brunet (1846) qui récupéraient les droits de passage sur le pont (la maison appartenait au Domaine de la Couronne qui encaissait l’impôt). Ensuite c’est dans cette petite maison que le cantonnier de la rue du pont logeait : Georges Adrien Guerton (1881), puis la famille d’Alfred Leger (de 1891 à 1921) Il y avait aussi un autre cantonnier sur la Grande Rue de Ris. Jusqu’en 1931, il existera un cantonnier à cet endroit, près du pont, employé par le département : Louis Bouillon (de 1926 à 1931) mais la commune embauchera jusqu’à une demi-douzaine de cantonniers sur la ville lors de son urbanisation dans les années 1930.
On remarque aussi deux vieilles maisons : au n° 9 la propriété « Barreau » ( entrepreneur couvreur) les anciens propriétaires ayant été les familles Poirson en 1836, Brechenac en 1846 et Thirouin en 1881. et au n°14 la propriété « Bonté » (ancien maire et inspecteur général dans les assurances), les anciens propriétaires ayant été en 1866 la famille Verstraede puis la veuve Fanost de 1871 à 1891, le rentier Deschamps y logera jusqu’à l’arrivé de Monsieur Bonté en 1921. Ces maisons ont été détruites aujourd’hui, elles avaient été construites au milieu du 19è siècle entourée de grands jardins. La maison de la famille Bonté a laissé place à un parking et au nouveau souterrain. Celle de la famille Barreau a été abattue pour la construction d’immeubles d’habitations.
Dans les années 1920, lors de l’avènement de la meulière dans la région, d’autres grosses maisons et même des immeubles ont été érigés…On voit ainsi apparaître, à la place d’anciennes maisons, au n°24 l’immeuble en meulière de la Garde Mobile dont le recensement reste muet puisqu’il s’agissait de gendarmes…
Le tunnel sous la voie de chemin de fer a été construit en (????) et enfin élargi en (????).
On peut ainsi raconter l’histoire de cette rue depuis son origine et voir l’évolution des constructions avec des repère faciles comme la Seine, la voie de chemin de fer, certaines grosses maisons bourgeoises qui ont été conservées et des commerces qui n’ont vraiment changé que depuis la fin du 20ème siècle.
On note aussi la disparition des religieux de l’école St Stanislas pour garçons et des Sœurs de l’école Ste Adèle pour filles dès la promulgation de la loi sur la laïcité en 1905 et l’obligation pour les communes de construire des écoles publiques.
Il est parfois compliqué de se repérer dans une rue car la numérotation n’existait pas en 1817. Ce n’est qu’en 1841 qu’apparaît la numérotation de la rue et là au début, c’est selon l’humeur du recenseur, on commence à un bout, on fait tout un côté puis on remonte de l’autre, ou bien on recense en zigzagant d’une maison à l’autre des deux côtés de la rue, ou bien une partie de la rue en entier puis on passe en face faire une autre partie et c’est bien souvent grâce aux commerces que l’on peut de repérer . Ce n’est qu’1872 que le système des numéros pairs et impairs sera mis en place. De plus, un commerce a parfois son numéro propre, parfois il est inclus avec les habitations de la cour intérieure qui le juxtapose. Dans ces cours, on trouvait souvent de nombreuses familles d’ouvriers ou des journaliers célibataires qui travaillaient en usine ou dans les fermes de Ris.
On voit évoluer la maison du pont en bord de Seine qui servit tout d’abord au passeur du bac Dubeau (1817) puis aux fermiers du pont Tessier (1836) et Brunet (1846) qui récupéraient les droits de passage sur le pont (la maison appartenait au Domaine de la Couronne qui encaissait l’impôt). Ensuite c’est dans cette petite maison que le cantonnier de la rue du pont logeait : Georges Adrien Guerton (1881), puis la famille d’Alfred Leger (de 1891 à 1921) Il y avait aussi un autre cantonnier sur la Grande Rue de Ris. Jusqu’en 1931, il existera un cantonnier à cet endroit, près du pont, employé par le département : Louis Bouillon (de 1926 à 1931) mais la commune embauchera jusqu’à une demi-douzaine de cantonniers sur la ville lors de son urbanisation dans les années 1930.
On remarque aussi deux vieilles maisons : au n° 9 la propriété « Barreau » ( entrepreneur couvreur) les anciens propriétaires ayant été les familles Poirson en 1836, Brechenac en 1846 et Thirouin en 1881. et au n°14 la propriété « Bonté » (ancien maire et inspecteur général dans les assurances), les anciens propriétaires ayant été en 1866 la famille Verstraede puis la veuve Fanost de 1871 à 1891, le rentier Deschamps y logera jusqu’à l’arrivé de Monsieur Bonté en 1921. Ces maisons ont été détruites aujourd’hui, elles avaient été construites au milieu du 19è siècle entourée de grands jardins. La maison de la famille Bonté a laissé place à un parking et au nouveau souterrain. Celle de la famille Barreau a été abattue pour la construction d’immeubles d’habitations.
Dans les années 1920, lors de l’avènement de la meulière dans la région, d’autres grosses maisons et même des immeubles ont été érigés…On voit ainsi apparaître, à la place d’anciennes maisons, au n°24 l’immeuble en meulière de la Garde Mobile dont le recensement reste muet puisqu’il s’agissait de gendarmes…
Le tunnel sous la voie de chemin de fer a été construit en (????) et enfin élargi en (????).
On peut ainsi raconter l’histoire de cette rue depuis son origine et voir l’évolution des constructions avec des repère faciles comme la Seine, la voie de chemin de fer, certaines grosses maisons bourgeoises qui ont été conservées et des commerces qui n’ont vraiment changé que depuis la fin du 20ème siècle.
Les pavillons de deux anciens maires de Ris-Orangis à gauche, monsieur Barreau et à droite, monsieur Bonte se faisanr face au passage à niveause faisant face, rue
Grâce aux recensements on peut noter l’évolution des habitants et parfois des propriétaires qui ont habité une maison ou un commerce. Si on note aucune information évidente sur ce commerce avant 1876, on peut cependant remonter l’occupation des locaux jusqu’en 1968. En s’aidant du cadastre napoléonien, on remarque que ce n’était alors en 1821 qu’un jardin.
Il y avait une cour intérieure accessible par une grande porte centrale au N°54 et deux étages dans cette maison avec les commerces au réez de chaussé (principalement le fromager et la marchande de nouveautés). Il y avait 5 fenêtres à chaque étage où se situaient les logements. D’autres familles que le gérant ou le propriétaire de l’édifice y résidaient. Parfois, du fait des cours intérieures, les habitants étaient recensés aux numéros 52, 53, 54 ou même 51/54 en 1926 ! On parvenait à l’entrée de certains logements par la cour intérieure parfois grâce à un escalier de bois. Les cours intérieures abritaient souvent les ateliers des artisans qui avaient parfois pignon sur rue avec une boutique.
1876 : des familles d’artisans y logeaient avec leurs enfants : la famille d’Eugène Cuvellier et de son épouse Mathilde Deschamps lui charretier et elle blanchisseuse, le cordonnier Jean Tilliol, la famille d’Antoine Terrade, terrassier et de Marie Dubois, couturière. L’ouvrier peintre Auguste Piogé et sa femme Marie Lebrun y logeaient aussi avec leurs enfants.
1881 : lors de ce recensement on observe un changement complet des occupants. Arsène Duffey est noté comme propriétaire avec son épouse Adèle Bastes mercière ainsi qu’une jeune couturière de treize ans Marie Danne. Une fromagère Marie-Honorine Jacques, veuve Gillet épouse Verdet vit avec ses deux grands enfants qui la secondent à la boutique. Le couple Louis Dumay, billardier (fabricant de ….) et Marceline Lecocq habitait l’édifice qui abritait aussi une famille de journaliers : Prosper Sensier époux de Jeanne Lacour et deux retraités : un ancien maréchal ferrant : Alcine Langlois et son épouse Célinie Mireux.
1886 : la fromagerie a été reprise par Adrienne Babule veuve Debrosse et ses jeunes enfants. Son frère Alexis Babule est employé au magasin. Une autre jeune veuve vit là avec ses enfants Marie Chaput veuve Deliance est mercière. Les familles Dumay, Sensier et Jacques sont toujours là. La veuve Chaput qui était mercière est maintenant marchande de nouveautés.
1891 : la fromagerie change encore de gérance, Alexandre Frère et sa femme Ambroisine Martin tiennent la boutique avec Eugène Martin le jeune frère comme employé. Les familles Dumay, Sensier et Chaput vivent toujours au même endroit. Cependant on note un nouveau couple : le jardinier Philippe Lasnier et son épouse Gilberte Rigaudias couturière.
1896 : pas de changement notable sur ce recensement excepté le renfort d’Eugène Martin, frère d’Ambrosine à la fromagerie Frère. C’est ce dernier qui reprendra la boutique.
1901 : Un nouvel employé travail à la fromagerie Frère/Martin. Louis Dumay le billardier devient patron tapissier et les familles Lasnier et Sensier sont encore là. On note l’arrivée de Juliette Mawart veuve Léger et de sa fille. La mercière Marie Chaput veuve Deliance est remariée avec un Edgard Dumay probablement parent du tapissier Louis Dumay.
1906 : Eugène Martin reprend la fromagerie avec son épouse Henriette Jubot, ils ont aussi deux employés de commerce. Les familles Dumay, Sensier, Lasnier, Mawart et Chaput sont encore mentionnées.
1911 n°53: La famille Martin et leurs trois filles gèrent toujours la fromagerie. Ils ont trois employés à la boutique : Lucien Mallet, Marguerite Carqueville et Christophe Sergent. Marie Chaput épouse Edgard Dumay est alors patronne de la boutique de nouveautés alors que son époux est meunier à l’usine Springer. Louis Dumay est patron tapissier. La veuve Juliette Léger est encore là ainsi que deux nouveaux ouvriers de chez Springer : Prosper Sensier et Edouard Soudanne.
1921 n°54: Le fromager Martin est toujours là mais enregistré au 52 en compagnie du cafetier Cochonneau et du courtier en bestiaux Flament, alors qu’au 53, on retrouve les familles Sensier, Soudanne et Dumay, la boutique de nouveautés étant reprise par Suzanne Deliance fille Chaput. Eugène Wyler a repris le commerce Dumay tapissier.
1926 n° 54/51 : Les familles Sensier et Soudanne sont toujours là : on note que Prosper Sensier âgé de 77 ans ne travaille plus comme journalier chez Springer, E.Soudanne est chauffeur à Corbeil (à l’époque un chauffeur faisait fonctionner le chauffage, celui qui conduisait une voiture était mentionné « chauffeur d’automobile). On retrouve évidemment le tapissier Wyler et l’affineur de fromage Martin. Edgard Dumay n’est plus ouvrier chez Springer mais jardinier …en effet il est âgé de 68 ans. Etrangement la boutique de nouveautés n’est pas mentionnée.
1931 n°54 : Eugène Martin est toujours patron de la crèmerie, sa fille Georgette a épousé un Lucien Pigenet, tous deux secondent le père Martin à la boutique. La famille Wyler-tapissier est encore présente. Les retraites étant inexistantes, Prosper Sensier est à nouveau journalier à 82 ans ! La boutique de nouveautés est tenue par Philomène Marie Dumay.
1936 n°54 : le tapissier Eugène Wyler est encore là, un de ses fils Roger est mentionné comme ébéniste. Georgette Jublot veuve Pigenet, crémière est assistée d’un cousin et de sa femme Henri et Blanche Jublot. Marguerite Blondeau prend la suite à la boutique de nouveautés Chaput-Deliance-Dumay, son époux Auguste Charles Blondeau est comptable. Prosper Sensier est enfin retraité à 87 ans. Apparaît à ce même numéro la famille Lambert dont le chef de famille Maurice est couvreur-plombier à Paris.
1946 n°54 : la crèmerie a été reprise par Jean et Renée Baillère. Ils ont une petite fille et une bonne. Les Blondeau habitent toujours au même endroit mais Marguerite Blondeau n’est plus mentionnée comme mercière. La famille Lambert s’est agrandie et Maurice est notifié comme plombier uniquement. Le tapissier Eugène Wyler vit seul et la famille Arrondeau dont le père Henri est électricien occupe un logement à ce même numéro.
Au début du 20è siècle, sur le côté gauche de la Grande Rue, se trouvaient le deux commerces: la fromagerieet la boutique de nouveautés de chaque côté d'un porche donnant sur une cour intérieure.
1881 : lors de ce recensement on observe un changement complet des occupants. Arsène Duffey est noté comme propriétaire avec son épouse Adèle Bastes mercière ainsi qu’une jeune couturière de treize ans Marie Danne. Une fromagère Marie-Honorine Jacques, veuve Gillet épouse Verdet vit avec ses deux grands enfants qui la secondent à la boutique. Le couple Louis Dumay, billardier (fabricant de ….) et Marceline Lecocq habitait l’édifice qui abritait aussi une famille de journaliers : Prosper Sensier époux de Jeanne Lacour et deux retraités : un ancien maréchal ferrant : Alcine Langlois et son épouse Célinie Mireux.
1886 : la fromagerie a été reprise par Adrienne Babule veuve Debrosse et ses jeunes enfants. Son frère Alexis Babule est employé au magasin. Une autre jeune veuve vit là avec ses enfants Marie Chaput veuve Deliance est mercière. Les familles Dumay, Sensier et Jacques sont toujours là. La veuve Chaput qui était mercière est maintenant marchande de nouveautés.
1891 : la fromagerie change encore de gérance, Alexandre Frère et sa femme Ambroisine Martin tiennent la boutique avec Eugène Martin le jeune frère comme employé. Les familles Dumay, Sensier et Chaput vivent toujours au même endroit. Cependant on note un nouveau couple : le jardinier Philippe Lasnier et son épouse Gilberte Rigaudias couturière.
1896 : pas de changement notable sur ce recensement excepté le renfort d’Eugène Martin, frère d’Ambrosine à la fromagerie Frère. C’est ce dernier qui reprendra la boutique.
1901 : Un nouvel employé travail à la fromagerie Frère/Martin. Louis Dumay le billardier devient patron tapissier et les familles Lasnier et Sensier sont encore là. On note l’arrivée de Juliette Mawart veuve Léger et de sa fille. La mercière Marie Chaput veuve Deliance est remariée avec un Edgard Dumay probablement parent du tapissier Louis Dumay.
1906 : Eugène Martin reprend la fromagerie avec son épouse Henriette Jubot, ils ont aussi deux employés de commerce. Les familles Dumay, Sensier, Lasnier, Mawart et Chaput sont encore mentionnées.
1911 n°53 : La famille Martin et leurs trois filles gèrent toujours la fromagerie. Ils ont trois employés à la boutique : Lucien Mallet, Marguerite Carqueville et Christophe Sergent. Marie Chaput épouse Edgard Dumay est alors patronne de la boutique de nouveautés alors que son époux est meunier à l’usine Springer. Louis Dumay est patron tapissier. La veuve Juliette Léger est encore là ainsi que deux nouveaux ouvriers de chez Springer : Prosper Sensier et Edouard Soudanne.
1921 n°54 : Le fromager Martin est toujours là mais enregistré au 52 en compagnie du cafetier Cochonneau et du courtier en bestiaux Flament, alors qu’au 53, on retrouve les familles Sensier, Soudanne et Dumay, la boutique de nouveautés étant reprise par Suzanne Deliance fille Chaput. Eugène Wyler a repris le commerce Dumay tapissier.
1926 n° 54/51 : Les familles Sensier et Soudanne sont toujours là : on note que Prosper Sensier âgé de 77 ans ne travaille plus comme journalier chez Springer, E.Soudanne est chauffeur à Corbeil (à l’époque un chauffeur faisait fonctionner le chauffage, celui qui conduisait une voiture était mentionné « chauffeur d’automobile). On retrouve évidemment le tapissier Wyler et l’affineur de fromage Martin. Edgard Dumay n’est plus ouvrier chez Springer mais jardinier …en effet il est âgé de 68 ans. Etrangement la boutique de nouveautés n’est pas mentionnée.
1931 n°54 : Eugène Martin est toujours patron de la crèmerie, sa fille Georgette a épousé un Lucien Pigenet, tous deux secondent le père Martin à la boutique. La famille Wyler-tapissier est encore présente. Les retraites étant inexistantes, Prosper Sensier est à nouveau journalier à 82 ans ! La boutique de nouveautés est tenue par Philomène Marie Dumay.
1936 n°54 : le tapissier Eugène Wyler est encore là, un de ses fils Roger est mentionné comme ébéniste. Georgette Jublot veuve Pigenet, crémière est assistée d’un cousin et de sa femme Henri et Blanche Jublot. Marguerite Blondeau prend la suite à la boutique de nouveautés Chaput-Deliance-Dumay, son époux Auguste Charles Blondeau est comptable. Prosper Sensier est enfin retraité à 87 ans. Apparaît à ce même numéro la famille Lambert dont le chef de famille Maurice est couvreur-plombier à Paris.
1946 n°54 : la crèmerie a été reprise par Jean et Renée Baillère. Ils ont une petite fille et une bonne. Les Blondeau habitent toujours au même endroit mais Marguerite Blondeau n’est plus mentionnée comme mercière. La famille Lambert s’est agrandie et Maurice est notifié comme plombier uniquement. Le tapissier Eugène Wyler vit seul et la famille Arrondeau dont le père Henri est électricien occupe un logement à ce même numéro.
1911 n°53 : La famille Martin et leurs trois filles gèrent toujours la fromagerie. Ils ont trois employés à la boutique : Lucien Mallet, Marguerite Carqueville et Christophe Sergent. Marie Chaput épouse Edgard Dumay est alors patronne de la boutique de nouveautés alors que son époux est meunier à l’usine Springer. Louis Dumay est patron tapissier. La veuve Juliette Léger est encore là ainsi que deux nouveaux ouvriers de chez Springer : Prosper Sensier et Edouard Soudanne.
1921 n°54 : Le fromager Martin est toujours là mais enregistré au 52 en compagnie du cafetier Cochonneau et du courtier en bestiaux Flament, alors qu’au 53, on retrouve les familles Sensier, Soudanne et Dumay, la boutique de nouveautés étant reprise par Suzanne Deliance fille Chaput. Eugène Wyler a repris le commerce Dumay tapissier.
1926 n° 54/51 : Les familles Sensier et Soudanne sont toujours là : on note que Prosper Sensier âgé de 77 ans ne travaille plus comme journalier chez Springer, E.Soudanne est chauffeur à Corbeil (à l’époque un chauffeur faisait fonctionner le chauffage, celui qui conduisait une voiture était mentionné « chauffeur d’automobile). On retrouve évidemment le tapissier Wyler et l’affineur de fromage Martin. Edgard Dumay n’est plus ouvrier chez Springer mais jardinier …en effet il est âgé de 68 ans. Etrangement la boutique de nouveautés n’est pas mentionnée.
1931 n°54 : Eugène Martin est toujours patron de la crèmerie, sa fille Georgette a épousé un Lucien Pigenet, tous deux secondent le père Martin à la boutique. La famille Wyler-tapissier est encore présente. Les retraites étant inexistantes, Prosper Sensier est à nouveau journalier à 82 ans ! La boutique de nouveautés est tenue par Philomène Marie Dumay.
1936 n°54 : le tapissier Eugène Wyler est encore là, un de ses fils Roger est mentionné comme ébéniste. Georgette Jublot veuve Pigenet, crémière est assistée d’un cousin et de sa femme Henri et Blanche Jublot. Marguerite Blondeau prend la suite à la boutique de nouveautés Chaput-Deliance-Dumay, son époux Auguste Charles Blondeau est comptable. Prosper Sensier est enfin retraité à 87 ans. Apparaît à ce même numéro la famille Lambert dont le chef de famille Maurice est couvreur-plombier à Paris.
1946 n°54 : la crèmerie a été reprise par Jean et Renée Baillère. Ils ont une petite fille et une bonne. Les Blondeau habitent toujours au même endroit mais Marguerite Blondeau n’est plus mentionnée comme mercière. La famille Lambert s’est agrandie et Maurice est notifié comme plombier uniquement. Le tapissier Eugène Wyler vit seul et la famille Arrondeau dont le père Henri est électricien occupe un logement à ce même numéro.
Blanche Jublot et un employé de la crèmerie (1942) - La papeterie, la boutique chevaline De Rissaud et la maison du Dr Perrier encadraient le porche du N° 54 Rue Nationale, flanqué de ses deux commerces : La fromagerie crèmerie et la mercerie-bourique de nouveautés.
En complément : 1968 n°54 : on note de grands changements sur un relevé de cette année là. La crèmerie est transformée en épicerie tenue par Madame Garnier. La famille Arrondeau est encore présente mais Henri travaille à la RATP. André Dumas employé de bureau, habite un logement avec sa femme et leurs trois enfants. On remarque René Leveziel, maçon et sa femme Louise, Fernand et Edith Le Hartel et Pierre Charron dessinateur. Le tapissier Wyler a disparu.
Si une demeure est déjà mentionnée sur le cadastre Napoléon de 1821, ce n’est qu’à partir du recensement de 1841 que l’on peut repérer les premiers habitants de la maison.
On note d’après les cartes postales anciennes de cette bâtisse détrite en ???? pour laisser place à la Résidence des Oiseaux, qu’il existe un corps de maison principale avec deux étages ainsi qu’une maison de deux étages pour le personnel. Les jardins…..???? en arrière allaient jusqu’au cimetière.
1841 (145 Grande Rue) : Jean Gabriel Decrette et Marie Louise Leguay, leurs enfants et deux domestiques occupent la maison.
1846 (51 Grande Rue) : l’avocat Pierre Arnaud et son épouse Victoire Sébert y habitent avec une domestique et un jardinier. Delphine Ségrétin veuve Frèrejacques y est logée avec sa fille de quinze ans qui est couturière.
1851 (44 Grande Rue) : seuls les jardiniers sont mentionnés, les propriétaires étant absent lors du recensement.
1856 (42 Grande Rue) : les Arnaud sont présents ainsi qu’un couple de domestique Laire/Larose et un couple de jardiniers Houve/Brulé et leurs enfants.
1861 (45 Grande Rue) : 19 personnes sont notées dans ce recensement. Les propriétaires Arnaud sont maintenant âgés. Les domestiques Prévot/Duverger et les jardiniers Mauny/Delamarre logent aussi dans la maison. On peut supposer que le reste des habitants demeuraient dans la maison du côté : la famille Cassart/Joly, lui serrurier et elle blanchisseuse ; la famille Goujon/Lucas, lui charpentier et elle couturière, un charpentier nommé Lucas et un couple de vieux vignerons : Papineau/Huette.
1866 (12 Grande Rue) : les propriétaires sont encore Pierre et Victoire Arnaud. La famille Cassart est toujours là ainsi que le couple de domestiques Prévot. On remarque que le jardinier a changé, Auguste Vautrin a remplacé Edouard Mauny. La famille Arnaud héberge aussi une jeune veuve rentière et son fils : Françoise Andrin veuve Lebon.
1872 (75 Grande Rue) : On retrouve la veuve Lebon qui tient compagnie à la veuve Arnaud. Un nouveau jardinier Baptiste Hermant et sa famille ainsi que les domestiques Prévot assistent les veuves pour l’entretien de la villa.
La villa Faust, (propriété de monsieur François), vue de la RN7 puis vue du parc et Monsieur François
L’histoires des entreprises, des usines ou des commerces :
L’exploration des recensement c’est aussi la découverte des métiers exercés par plusieurs générations de Rissois. On peut ainsi suivre dans chaque famille le métier transmis de père en fils pour les maçons ou les couvreurs par exemple ou bien de mère en fille pour les couturières ou les blanchisseuses. Les adolescents secondaient leurs parents dès l’âge de 14 ans et quand le père devenait trop âgé pour monter sur un toit ou porter des charges trop pesantes, la génération suivante prenait le relais. Parfois au décès prématuré d’un père, c’est l’épouse qui assurait l’intérim comme elle pouvait avec des apprentis. C’est ainsi que l’on voit péricliter l’entreprise de maçonnerie Gamache après la disparition des deux fils à six mois d’écart en 1917 pendant la première guerre mondiale. On note aussi dès 1831, la famille Damaison tout d’abord chaudronniers qui montèrent une entreprise de plomberie exploitée sur cinq générations. Mais lorsque par hasard, seule des filles assuraient la génération suivante, elles épousaient des plombiers, électriciens ou mécaniciens, car bien souvent on les mariait avec l’apprenti ou l’ouvrier qui assistait le chef de famille. On note même une association avec le plombier Annecorde pour assurer la survie de l’entreprise.
L’histoire des fermes et des domaines :
On peut grâce aux recensements donner une « âme » aux différentes propriétés de la commune, qu’elles soient fermes, maisons bourgeoises ou châteaux. On peut noter la succession des différentes familles qui ont occupé les domaines de Ris-Orangis ainsi que tout le personnel à leur service : les femmes de chambres, cuisinières, jardiniers, cocher, valets, gouvernantes, régisseurs, garde-chasses… Ces propriétés possédaient aussi des fermes qui procuraient un grand nombre d’emplois comme des chefs cultivateurs, garçons de ferme, journaliers, charretiers, bergers...
On peut voir évoluer certaines professions : par exemple, le maréchal ferrant deviendra garagiste, le couvreur plombier chauffagiste, le charretier chauffeur d’auto, l’aubergiste cafetier, la blanchisseuse teinturière...On remarque un certain nombre de porcelainiers entre 1841 et 1866. On voit apparaître le photographe vers 1891, les chauffagistes à la même époque, les électriciens en 1906, les employés du chemin de fer vers 1872, les mécaniciens après la guerre de 14-18...etc mais on voit aussi disparaître les bourreliers dans les années 1930 ainsi que certaines professions agricoles comme les bergers et les vignerons. Certaines professions du tertiaire vont apparaître comme les comptable et les dactylos dans les années 1920.
On peut facilement regrouper les diverses professions exercées par les habitants de Ris-Orangis.
1876 (81 Grande Rue) : sur ce recensement, la veuve Lebon est toujours là avec son fils Louis. Un gendarme retraité François Lépine y habite aussi avec ses deux filles modistes Héloïse et Olympe. Le couple de jardiniers Rouzier/Levaux a encore changé.
1881 (77 Grande Rue) : seuls sont mentionnés, le gendarme et ses filles ainsi qu’un nouveau jardinier : Jean Baptiste Josset et une domestique : Marie Ferret.
1886 (55 Rue Nationale) : Joséphine Doublet veuve Ledée et ancienne Directrice des Postes est rentière à la villa. Le vieux gendarme a disparu mais ses filles sont encore présentes. Eugène Henri Bord un jeune jardinier de 28 ans a remplacé le prédécesseur qui approchait de la soixantaine.
1891 (60 Rue Nationale) : Charles Pommier est le nouveau jardinier, il habite la villa avec sa femme et sa fille. Louise Chaput veuve Mori est lingère. Louis Clément Machon et sa femme, rentiers résident dans la demeure. (Pour la petite histoire : leur fille épousera un fils Saugrun, les marchands de vins voisins de la villa Faust.
1896 : aucune personne recensée dans la maison.
1901 (62 Rue Nationale) : Le propriétaire est maintenant Edmond François, héritier d’une grosse famille rissoise d’entrepreneurs en maçonnerie. Paul Fortaillé, jardinier et sa famille est seul noté dans ce recensement.
1906 (61 Rue Nartionale) : Seuls les domestiques sont présents, Emilienne Legallou est cuisinière et Gabriel Beaulieu est jardinier…toujours au service de la famille François.
1911 (63 rue Nationale) : Georges et Victoria Cogneau sont jardinier et concierge des François en compagnie de deux cuisinières Alice Darenne et Suzanne Touratier.
1921 (64 Rue Nationale) : Henri François a succédé à son père Edmond, il est négociant en bijouterie et présent avec sa femme et ses deux enfants. La famille Cogneau est toujours là ainsi que deux domestiques et un bijoutier logé chez les François.
1926, 1931, 1936 (60/64 Rue Nationale puis 64Rue Albert Rémy)) : Seule la famille Cogneau est présente.
1946 (64 Rue Albert Rémy) : Henri François, industriel est recensé avec sa famille, un journalier et sa famille, une bonne ainsi qu’un autre couple de bijoutier et leur fils lui aussi bijoutier.
1968 (64 Rue Albert Rémy) : sur le recensement paroissial, on note que la villa Faust a été transformée en logements d’habitations dans les années XXX. La famille Carqueville dont le père Pierre était plâtrier, la famille Nicolas dont le fils était graveur, la famille Savolle dont le père était fonctionnaire et la famille Crin dont le père était maçon et un des fils chaudronnier.
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