GRHL - HISTOIRE LOCALE DE RIS-ORANGIS

Groupe Rissois d'Histoire Locale. Association "loi 1901"

GRHL - HISTOIRE LOCALE DE RIS-ORANGIS

BRUTUS CI-DEVANT RIS (pièce de théâtre)

En prévision du bicentenaire de la Révolution Française, le GRHL (Groupe Rissois d'Histoire Locale) avait envisagé de créer une pièce de théâtre évoquant cette période (1789/1794) si riche en évènements que cela ne devait pas être passé sous silence.

Pour cela nous avons contacté Catherine Régula, directrice du Théâtre-École de la M.J.C., qui a d'emblée accepté. Elle a pris les choses en mains et pour commencer elle nous a organisé des séances d'information au cours desquelles le GRHL a raconté l'histoire  des luttes entre le Seigneur de Ris et les notables. Nous y avons évoqué les échanges verbaux qui avaient été enregistrés dans quatre volumes, rédigés soit par le greffier (le maître d'école puis par le maire nouvellement élu.

SI VOUS SOUHAITEZ VISIONNER LE TEXTE DE CETTE PIÈCE VOUS POUVEZ LA TÉLÉCHARGER INTÉGRALEMENT.

(Voir le téléchargement à la fin de l'article)

Scène 1.
À L'ÉGLISE
Au presbytère, le Curé de Ris: Pierre Galopin Delamazure, écrit dans un registre. Debout à ses côtés se tient l’abbé Guyot un feuillet à la main:

- l'abbé Guyot-(lit} Puisqu'en ce lieu nous sommes réunis, permettez-moi mes chers et bons amis de vous conter une histoire plaisante,"

- le curé Delamazure (sans lever le nez de son registre) Etes-vous si sûr, mon bon ami. que cette histoire soit plaisante, comme vous dites?

- Guyot- Plaisante au sens d'intéressante, monsieur le Curé. Ce sont les premiers vers du poème. Ils sont faits pour attirer l'attention du lecteur, aiguiser sa curiosité, titiller son intérêt.

- Delamazure - N'ayez crainte. Ils aiguisent et titillent

- Guyot - Ce n'est point par péché d'orgueil monsieur le Curé, c'est par nécessité littéraire.

- Delamazure - J'entends bien.

- Guyot - Aussi, je poursuis en ces termes :
             c « Lorsque je fais cette narration je compte bien sur votre âme indulgente »;

- Delamasure - Comptez-y,
- Guyot- (lit) « Pour moi qui n'ai d'autre prétention que d'égayer des personnes aimables qu'un à propos par un outil charmant, voit d'un seul rien, faire un amusement De tels outils sont ma foi pardonnables »….

Suit la lecture d'un très long poème tout à la gloire du seigneur Anisson Dupéron

BRUTUS CI-DEVANT RIS (pièce de théâtre)

EVOCATION 1 La Bastille
A l'intérieur de la Bastille.
Voix venant de l’extérieur
- A la Bastille !!! Aux armes !!

De Launay - Mais que veulent-ils ?

Vintimille - Les armes, gouverneur ! Les canons ! Les fusils ! Il faut les leur donner !

De Launay - Jamais de la vie ! Je ne capitulerai pas devant ces braillards !

Vintimille - Ils sont de plus en plus nombreux !

De Flue - Nous tiendrons le siège !

Vintimille - Avec un bataillon de Suisses et une poignée d’invalides ?

De Flue – Parfaitement ! Nous savons faire la guerre, pas ces gueux !

Vintimille - Paris est à nos porte !

Un invalide - Nous, les invalides, on va leur montrer ce que c'est que des soldats ! Moi, à la dernière j'y étais !. Et lui aussi ! Et lui aussi ! Et lui, il y était même à l’avant dernière ! Sa Majesté peut compter sur nous ! Personne ne prendra la Bastille !

Vintimille – Ah ! Elle est bien défendue la royauté !

Un Suisse- (à de Launay) Monsieur ! Ils attaquent ! Ils vont défoncer les portes !!

De Flue - Donnez l’ ordre d’attaquer. Gouverneur !

De Launay- Je ne peux pas massacrer le peuple de Paris ! Le Roi m’en voudrait !

Vintimille - Faites ouvrir les portes. Capitulez !

De Launay - Capituler et me couvrir de honte l Le Roi ne me le pardonnerait pas !

Un Suisse - Ils vont casser les portes !

De Flue - Faites tirer sur la foule !

Vintimille- Capitulez!

De Launay- Pourquoi Sa Majesté ne me donne-t-elle pas un ordre précis?...

Scène 3.. AU CHÂTEAU 

Dans le parc du château.

Marie Legagneur - (à son fils que l'on ne voit pas) Et dépêche-toi encore ! A mon retour du marché, je veux que l'ouvrage soit fait. Et après, t'es attendu au jardin pour les pommes de terre l

Entre Anisson Dupéron.

Dupéron - Tu as bien du courage pour élever la voix de si bon matin.

Marie Legagneur - Pardonnez Monseigneur. mais les enfants causent bien du souci. Faut que je suive de près mon ainé. L’a bien trop de mal à sortir de son le matin. Pour ce qui est du courage, il ne tient pas grandement de son père, qui s'est tué à la tâche, Mais aussi, aujourd'hui. il paie la note. Depuis dimanche qu'il est couché, pas sûr qu'un jour il se relève.

Dupéron - Allons. Ne te laisse pas aller à de si noires pensées. As-tu fait venir Fantin, le médecin ?

Marie Legagneur - L'est venu.

Dupéron - Et que dit-il de l'état de..comment déjà?

Marie Legagneur - Jacques. Jacques Legagneur.

Dupéron - Ah ouit Legagneur, S'il porte bien son nom, il s'en sortira. C'est un robuste gaillard

Marie Legagneur - C'était. Faut ·le voir. En une semaine, l'a tout perdu. Monseur Fantin en sait pas davantage. C'est l'âge qu'y dit et la fatigue. Tout de même, à trente-deux ans, c'est pas le temps de mourir.

Dupéron - On ne choisit pas son heure. Et puis face à la mort, nous n'avons qu’impuissance à offrir. Ainsi, je crains la fin prochaine de mon cher Bucéphale, mon cheval bais. Tel que tu me vois. Je l'ai veillé toute la nuit. La mort gagne ses membres un à un. Il me regarde comme me suppliant de le tirer des rets de la cruelle. Je ne puis le réconforter qu'avec ma compassion et des caresses amicales.

Marie Legagneur - C'est tristesse. On dirait que l'époque met du cœur à l’ouvrage pour nous rendre la vie difficile. Tout a commencé avec l'orage de l’an passé.

Dupéron - Si malheur il y a. je ne pense pas que le ciel y ait partie prenante.

 

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