Groupe Rissois d'Histoire Locale. Association "loi 1901"
25 Juillet 2026
1906 – Les prémices avec « La Mouffe » À Paris, Catherine Descroix anime la toute première structure rue Mouffetard. Rattachée au catholicisme social, elle propose colonies de vacances, conférences, chorales et sorties avec une devise phare : éveiller la démocratie.
« Se conduire en
parfaits chrétiens et en
parfaits démocrates pour
le bien du Christ et pour
le bien du peuple. »
1910 – L'ouverture Le mouvement s'ouvre aux laïques et aux autres confessions religieuses.
1936 – Le temps du temps libre Sous l'impulsion du Front Populaire, les premiers clubs de loisirs voient le jour.
1940 – La récupération par Vichy Le régime de Vichy tente d'encadrer la jeunesse à travers des écoles de cadres (comme à Uriage ou au château de Charmages). Paradoxalement, c'est là que de futures grandes figures de la sociologie des loisirs font leurs armes.
1942 – L'esprit de Résistance À Romans, les premières actions de résistance s'organisent au sein de ces structures.
1943 – La rupture avec Vichy Les structures prennent officiellement leurs distances avec le régime. Le journal des chefs de maison quitte Vichy pour Lyon, marquant un premier tournant associatif national.
1944 – La naissance de la « République des jeunes » À la Libération, sous l'impulsion de l'État et des mouvements de Résistance, syndicaux et laïques, cette organisation naît à Lyon. Son but : créer des lieux pour rassembler la jeunesse et lui donner des moyens d'agir.
1946 - 1948 – Les statuts et la laïcité Malgré un contexte financier difficile et des tensions institutionnelles, le mouvement se structure nationalement autour d'une charte claire : « Laïcité, cela signifie pour nous respect de toutes les opinions, de toutes les croyances ».
1959-1964 – L'ancrage à Ris-Orangis
1959 : Création du Club Loisirs Jeunes à Ris-Orangis.
1964 : Il devient le Centre Culturel Loisirs Jeunes.
1960-1968 – L'âge d'or C'est le boom de la construction : au milieu des années 60, on inaugure en moyenne deux nouvelles maisons par semaine en France ! En 1965, le mouvement national capte la moitié des subventions d'État dédiées à la jeunesse.
1968-1969 – Turbulences politiques et scissions Après Mai 68, les relations se tendent fortement avec le gouvernement, qui critique des lieux "conçus par les adultes pour les jeunes". Face aux crises politiques et à la volonté de cogestion avec le personnel, le mouvement national se fracture en plusieurs fédérations indépendantes.
1975 – Des maisons pour tous Pour les 30 ans du mouvement, les structures affirment une nouvelle ambition : ne plus être seulement des repères pour les jeunes, mais devenir des « Maisons Pour Tous ».
1981 – Le nouvel élan Mauroy Le gouvernement de Pierre Mauroy relance l'éducation populaire, la démocratisation du loisir et l'aménagement du temps libre. On compte alors un réseau d'environ 1 000 structures.
1987 – Crise budgétaire et réorganisation Le retour de la rigueur budgétaire provoque de nouvelles tensions. Plusieurs régions (dont l'Île-de-France) se regroupent pour fonder la Confédération des MJC de France.
1994 – Un nouveau toit à Ris-Orangis Alors que le mouvement fête son cinquantenaire, la structure de Ris-Orangis emménage dans des locaux neufs, place Jacques Brel.
2008-2009 – La force d’un réseau géant Les différentes fédérations fêtent ensemble leurs 60 ans d'existence. En 2009, le mouvement affiche un poids social impressionnant :
1 460 structures adhérentes.
630 000 adhérents (dont 150 000 jeunes de 16 à 25 ans).
6 millions d’usagers à travers la France.
32 000 bénévoles et près de 10 000 emplois associatifs.
Un formidable outil de démocratie locale qui, pendant des décennies, a fait vibrer nos territoires !
Née au tournant des années 1970 (autour de 1970-1971), la MJC de Ris-Orangis a fonctionné pendant plus de 50 ans. Dès sa création, elle s'est inscrite dans la grande utopie de l'éducation populaire de l'après-guerre : offrir un lieu de mixité sociale, d'accès à la culture pour tous, d'émancipation des jeunes et de solidarité de quartier. Au fil des décennies, elle est devenue un pilier de la commune en regroupant plusieurs casquettes uniques :
À l'été 2020, dans un contexte national déjà difficile pour les budgets associatifs, de profonds désaccords politiques et financiers ont éclaté entre la municipalité de Ris-Orangis et la direction de la MJC. La mairie a pris la décision de cesser de subventionner l'association et d'exiger la restitution des locaux communaux que la MJC occupait historiquement. Privée de l'aide de la ville (qui représentait une part vitale de son budget de fonctionnement) et sans locaux, l'association n'a pas pu survivre.
Situé rue Henri Sellier, ce préfabriqué a accueilli, la MJC de Ris-Orangis. Après son départ, la fanfare l'Étincelle s'y installa.
Cette annonce a provoqué un immense émoi chez les habitants, les bénévoles et le monde culturel francilien : En 2021, les usagers et adhérents se sont fortement mobilisés. Une pétition a circulé pour s'opposer fermement à la fermeture de ce "lieu unique et précieux", rassemblant de nombreuses signatures pour tenter de faire reculer la municipalité. Malgré la résistance des salariés et des bénévoles, l'arrêt des financements publics a entraîné l'inévitable : la liquidation judiciaire de la MJC.
Le projet associatif, son Centre Social et son Centre de Musiques Traditionnelles ont définitivement disparu, laissant un grand vide dans l'histoire de la culture et du lien social à Ris-Orangis.
La Maison des Jeunes et de la Culture de Ris-Orangis a été longtemps un lieu de rencontres, d'échanges et d'apprentissage qui rassemblait des Rissois(es) venus de tous horizons et de tous âges.
En 1958, un groupe de jeunes fonde un ciné-club qui fusionnera rapidement avec un autre groupe pour donner naissance au « Loisirs Jeunes de Ris-Orangis ». Cette nouvelle structure va rencontrer plusieurs problèmes à résoudre.
- Où se rencontrer ....?
- Quelles activités proposer ...
Le premier problème sera résolu par la Municipalité de l'époque (dont le maire était Monsieur Henri COLLET). Ce dernier réussit à faire voter l'installation d'un préfabriqué sur un espace situé à proximité de l'école du Moulin à Vent.
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