Groupe Rissois d'Histoire Locale. Association "loi 1901"
12 Avril 2025
Ce nom nous est apparu lorsque le GRHL a dépouillé les archives municipales de la période de la Révolution de 1789. Nous avons déjà évoqué ces temps troublés, riches en évènements, dans les villages de Ris et d'Orangis, comme dans toute la France.
Quatre grands volumes écrits, d'abord de la main assurée et très lisible d'un greffier, Jacques Olivier GALOIS le maître d'école, puis de la main tremblante de notre maire Rémy Guillaume RABY, (le premier maire élu de France le 11 janvier 1790). Les mots étaient écrits phonétiquement comme on parlait à l'époque et tous attachés. Mais les phrases étaient toutefois compréhensibles. Avec le temps, prenant de l'assurance l'écriture du maire devint moins lisible parce moins appliquée.
Durant quatre années, les notables (Gabriel SALLIN, RABY et quelques autres) et les citoyens partisans de la Révolution contre le seigneur (Jacques Étienne Alexandre DUPÉRON soutenu par le curé DESCHAMP) et les citoyens réfractaires à cette Révolution vont s'affronter dans des luttes parfois sévères avec beaucoup de gnons, de sang mais point de morts.
Le Journal des décrets de l'Assemblée nationale annonçant l'élection du maire de Ris.- Le maire Raby (dessin de Jacqueline Clavreul)
Nous arrivons donc, après bien des péripéties, à l'automne 1793. La municipalité de Ris, accompagnée d'une forte délégation de citoyens se présente devant la Convention Nationale le 10 brumaire an II (30 octobre 1793).
Durant cette journée les citoyens de Ris vont déclamer des discours sur les décisions qu'ils veulent voir appliquer dans leur commune. Une Rissoise Anne Antoinette Mien chante un air révolutionnaire.
Ci dessous un des discours paru dans le journal de la Montagne.
La femme Mien chante devant la Convention Nationale et des femmes du peuple (dessins de Geneviève Shwengler)
Compte rendu du journal de la Montagne
N° 152 du 11 ème jour du 2ème mois de l'an Il (vendredi 1er novembre 1793)
« Un sans-culotte de la commune de Ris. Citoyens, nous venons vous apporter le fruit de notre reconnaissance. Nous venons contempler avec enthousiasme, sur cette Montagne tutélaire, le génie de la Liberté. Oui, depuis votre régénération, nous avons compté nos jours par vos bienfaits.
A votre exemple, c'est à qui sera le plus patriote et le premier prêt à voler aux combats. Un jeune républicain, fils de notre maître d'école, nous a parlé de Brutus. A ce nom sublime, nos cœurs se sont électrisés. Son image, ses vertus républicaines nous ont pénétrés de respect. Entraînés par l'exemple de ce héros, nous avons soudain délogé "Saint-Blaise", et pris Brutus pour notre patron.
Au pied de sa statue, élevée dans notre place publique, nos enfants s'essaient à devenir républicains, et nos pères de famille, sur son front, lisent leurs devoirs.
Dans ses yeux, notre jeunesse guerrière puise cette énergie qui fait trembler les tyrans. Ils nous jurent même qu'ils reviendront dignes d'un tel père.
Enfin Rome toute entière est dans notre bourg; mais, législateurs, pour des romains sans culottes, le nom d'un marquis, ci-devant notre tyran, et la présence d'un curé sont deux objets bien choquants.
Ce nom de Ris nous rappelle notre ignominie. Notre curé n'est pas même aussi utile que Saint-Blaise, qui peut du moins nous chauffer.
La Société populaire, ayant élevé tous les individus à la hauteur des circonstances et, désabusée enfin de tout préjugé, a pris l'engagement de protéger les opprimés, de prêcher la sainte morale, de consoler le moribond et de ne lui laisser que le regret de ne pas vivre assez, pour jouir des droits sacrés de l'homme.
Nous ne vous offrons pas notre curé: ce serait vous faire un trop mauvais cadeau. Mais nous vous faisons l'hommage de ce saltimbanque et nous vous apportons notre Saint-Blaise, ses calices et tous ses hochets, afin qu'ils se réunissent au creuset de l'égalité.
Nous vous prions de décréter que le bourg de Ris, district de Corbeil, département de Seine et-Oise, s'appellera désormais "bourg de Brutus" ; qu'à compter de ce jour, il n'y aura plus de curé dans ce bourg, et que nous sommes autorisés à faire correspondre un ou plusieurs commissaires sur un fait d'accaparement trouvé dans notre commune.
La Convention décrète les deux premières propositions et renvoie la dernière au Comité de Sûreté générale. »
Un des discours prononcé annonce l'organisation d'une :
« Grande fête civique et philosophique
en l'honneur de nos frères morts pour la défense de la Patrie »
Hubert ROBERT vient d’un milieu social privilégié. Il naît à Paris le 22 mai 1733, et est baptisé le lendemain en l’église Saint-Sulpice de Paris. Son père, Nicolas Robert, est intendant de la famille de Stainville et sa mère est Jeanne Catherine Charlotte Thibault. Son éducation poussée fait qu’il sait le latin et le grec et est formé aux usages sociaux du grand monde, ce qui lui permet de s’y intégrer et s’y sentir à l’aise.
Durant ses études au collège de Navarre, entre 1745 et 1751, l’un de ses professeurs, l’abbé Batteux, avait noté les facilités du jeune élève présentant un penchant pour le dessin, en le voyant dessiner un mousquetaire à l’arrière de sa copie de traduction de grec. Après un premier apprentissage dans l’atelier du sculpteur Michel-Ange Slodtz (selon l’Abecedario de Pierre-Jean Mariette), Hubert Robert bénéficie de la protection du comte de Stainville (1719-1785), futur Étienne François de Choiseul, alors nommé ambassadeur de France à Rome, qui lui offre de voyager en sa compagnie en Italie.
Le séjour à Rome
Arrivé à Rome le 4 novembre 1754, Hubert Robert ne retourne en France que le 24 Juillet 1765. Grâce à l'appui du comte de Stainville, Hubert Robert obtient une place de pensionnaire à l’Académie de France à Rome, de 1759 à 1762, sans avoir remporté le prestigieux prix de Rome. Il profite alors des cours de perspective donnés par le peintre Giovanni Paolo Panini (1691-1765) et du voisinage de Giovanni Battista Piranesi (1720-1778), dit Piranèse dont l’atelier de gravure est situé sur la via del Corso face au palais Mancini.
Le jeune homme se lie d’amitié avec Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), pensionnaire à l’Académie depuis décembre 1756. Ensemble, ils multiplient les dessins à la sanguine réalisés sur le motif, à Rome ou dans la campagne environnante, comme Ronciglione ou Tivoli, en privilégiant les vues des jardins et palais abandonnés par leurs riches propriétaires aux effets du temps et de la nature. Ce sont précisément ces sujets pittoresques qu’apprécient les amateurs du XVIIIe siècle et qu’Hubert Robert ne cesse d’exploiter en dessin comme en peinture tout au long de sa carrière. À Rome, Hubert Robert rencontre Louis-Jacques Durameau, Étienne de La Vallée-Poussin et Jean-Robert Ango, ainsi que des amateurs influents. Parmi ces derniers, l’abbé de Saint-Non, membre honoraire de l'Académie royale de peinture et de sculpture, emmène Hubert Robert à Naples en avril 1760 pour visiter les sites les plus célèbres de Campanie, en particulier les temples doriques de Paestum, qui ne cesseront de le fasciner bien après son retour en France.
Hubert Robert est de retour à Paris au mois d’août 1765. Quand il présente le 26 juillet 1766, à l'Académie royale de peinture et de sculpture un caprice architectural, Le Port de Ripetta à Rome, il est agréé et reçu durant la même séance, en tant que « peintre d’architecture ». Obtenant ainsi le droit d’exposer au Salon, il présente en 1767 plusieurs peintures et dessins d’architectures en ruines salués par la critique, Denis Diderot en tête. Sa participation sera constante au Salon jusqu'en 1798. L'artiste fréquente des salons littéraires plus intimes comme celui de Madame Geoffrin tenu les lundis jusqu'en 1777, celui de la fille de celle-ci Marie-Thérèse de La Ferté-Imbault ou celui d'Élisabeth-Louise de Rohan-Chabot, au sein duquel Hubert Robert enseigne le dessin aux amateurs, dont le jeune Thomas-Charles Naudet.
Artiste à la mode, Hubert Robert développe très tôt un marché pour ses œuvres peintes et dessinées illustrant des paysages intégrant des architectures en ruines qui se conjuguent parfaitement avec la pratique du dessin en amateur. En effet, le paysage demeure un genre privilégié par les aristocrates, car son approche nécessite moins de métier que les sujets d’histoire. On notera qu'au Salon de 1787, le marquis de Paroy et le marquis Turpin de Crissé*, deux membres honoraires de l'Académie, exposent des œuvres imitant la manière d'Hubert Robert.
* Les parents du peintre Turpin de Crissé ont été propriétaires du château de Fromont à Ris (Brutus) (de 1760 à 1792)
Hubert Robert prolonge son approche du paysage dans la création de jardins. Nommé successivement dessinateur des Jardins du Roi, garde des Tableaux du Roi, garde du Museum et conseiller à l’Académie, il est chargé d’aménager certaines parties des résidences royales comme le hameau de la Reine à Trianon.
Ce dernier s'inspire du hameau du parc d'Ermenonville, premier jardin anglais d'envergure sur le continent dont il participe à la conception en tant que conseiller artistique du marquis René-Louis de Girardin. Le parc de Méréville, appartenant au marquis Jean-Joseph de Laborde peut être considéré comme celui où l'influence d'Hubert Robert est la plus importante.
La Révolution française
Déclaré « suspect » par le Comité de surveillance révolutionnaire, Hubert Robert est emprisonné à Sainte-Pélagie le 29 octobre 1793 avant d’être transféré le 31 janvier 1794 à la prison de Saint-Lazare dont il est libéré le 4 août. Malgré ces vicissitudes, Hubert Robert produit des peintures sur assiettes et des dessins témoignant de la vie carcérale. Ce fut lui qui dessina le portrait de Jean-Antoine Roucher que le poète envoya la veille de sa mort à sa femme et à sa fille.
La Révolution a également entraîné la destruction de certains de ses travaux Robert a conçu les décors d'un théâtre d’environ 500 places dans l’Aile neuve, à l'emplacement de l'escalier Gabriel actuel dans le château de Versailles. Ce théâtre était destiné à servir de théâtre ordinaire de la cour, en remplacement du théâtre de la cour des Princes, trop vétuste et trop petit ; construite à partir de l’été 1785 et inaugurée début 1786, cette salle a été détruite sous Louis-Philippe. Une aquarelle de la conception de Robert est conservée à Paris aux Archives nationales.
Libéré après dix mois de détention à la chute de Robespierre, il retrouve en 1795 son poste de conservateur au Museum, futur musée du Louvre, qu’il ne quitte qu’à sa mise en retraite en novembre 1802. Il projette dans ses œuvres de réunir le Louvre aux Tuileries.
C'est de cette période féconde que datent les nombreuses vues du Louvre, réelles ou imaginaires, où l'on peut voir, au milieu des débris d’édifices et d’arcs renversés, l’Apollon du Belvédère. Le 15 avril 1808, Hubert Robert meurt, sans héritier, d’une apoplexie au 19 rue Neuve-du-Luxembourg à Paris.
Voilà que nos révolutionnaires imaginent en décembre 1793 d'organiser une grande fête qu'on appellera :
« Grande fête civique et philosophique
en l'honneur de nos frères morts pour la défense de la Patrie »
Les habitants de Brutus (Ris et Orangis réunis) proposent de faire venir ce peintre très connu, Hubert Robert pour immortaliser cet évènement qu'ils veulent prestigieux, mais malheureusement Robert ne viendra pas.
Alors les Rissois de 1989 décident de refaire le défilé de 1789.
N'ayant aucun document iconographique à vous montrer, nous avons inséré quelques photos de la reconstitution moderne du défilé et d'une maquette.
Des couturières bénévoles ont fabriqué 250 costumes et cousu 5000 boutons dorés.
Le défilé est parti du haut de la Montagne, rassemblement donné sur le parking du Buffalo Grill.
Arrivée sur la place du monument aux morts.
On ne peut résister au plaisir de vous offrir la description du défilé .
La fête est annoncée par une affiche qui reproduit un extrait des registres de la Société populaire et républicaine de Brutus. Le rapporteur de la commission chargé de l'organisation adresse à la Société un discours qui mérite d'être rapporté :
« Républicains,
« Nous pouvons enfin le désigner ce jour heureux, ce beau jour que nous allons consacrer au culte de la Liberté ... c'est aux pieds de cette divinité chérie, que des hommes, républicains, vont sentir toute leur dignité ; c'est au sein de l'égalité que nous allons partager tous ces bienfaits. Plus de rangs, plus de privilèges ; elle planera également sur nos têtes ; le pauvre, le riche tout sera confondu ; l'on ne verra que des patriotes, des frères, des amis. »
« Enfants de Brutus, guidés par la Liberté, les tyrans, les traîtres, les modérés trembleront en approchant de vos chaumières ; les patriotes seuls, sous l’humble toit de l'égalité, trouveront des frères, des amis, et sans contrainte, au milieu de leurs épanchements fraternels, ils s'écrieront avec enthousiasme. " Honneur à Brutus, l'ennemi des rois ! Vive la République ! Liberté, toujours, Liberté, ou la mort .»
Suit une description très détaillée de l'ordonnancement de la fête :
« La fête commence par une marche qui prendra du haut de la montagne ; il y sera dressé un autel au pied de la Liberté. »
« Là, le cortège rassemblé au lever de l'aurore, chantera un hymne à la Liberté, suivi d'un autre à la Nature, pendant lequel il sera présenté une coupe où boiront alternativement, le maire de la commune, le président de la Société, un vieillard, un jeune homme, un enfant. »
« Le cortège descendra ensuite la montagne dans l'ordre suivant :
- Huit cavaliers, un trompette.
- Deux pelotons d' hommes armés.
- Un groupe de tambours.
- Quatre sapeurs.
- Les bustes de Lepelletier et Marat, portés sur les épaules.
- Groupes de jeunes filles vêtues de blanc.
- Un groupe de vieillards ...
- Devant le groupe, une bannière portant ces mots
« HONNEUR, RESPECT A LA VIEILLESSE. »
- Un groupe d'enfants, l'espérance de la patrie.
- Un peloton de Gardes nationales ...
- Un cénotaphe orné de couronnes de chêne ...
- Viendront ensuite les députés des autorités constituées et des sociétés populaires.
- Un groupe de musiciens ...
Le défilé et la maquette (les cavaliers en tête, puis les hommes en armes et les vieillards suivis de deux enfants portant des chaises)
Suivra le char de la Liberté ... sur le devant sera placé le buste de Brutus, soutenu par deux femmes et couronné par un enfant. Au plus haut du char sera la figure de la Liberté, appuyée sur les droits de l'homme.
- Un peloton de peuple et de Gardes nationales.
- Suivra un tombereau rempli de tous les signes féodaux et sacerdotaux ; on y verra des chats, des hiboux, des crapauds, des saints, des lézards, des croix, des serpents, des cordons bleus et tout ce que l'idée pourra fournir de plus odieux: le tout sera condamné par la Raison à être brûlé sur la place publique.
« Le cortège, arrivé en face du monument consacré à Brutus, l'on chantera : Veillons au salut de l'Empire, etc. » L'orateur prononcera ensuite le serment suivant, qui sera confirmé par le peuple, les bras tendus vers le buste :
« Brutus, nous jurons de suivre ton exemple, de maintenir la République une et indivisible, de soutenir nos représentants patriotes, d'exterminer les traîtres, de marcher jusqu'au dernier pour chasser de notre pays les tyrans qui osent nous attaquer. Plus de rois, plus d'imposteurs!
La liberté pour toujours, la liberté ou la mort. »
... La marche se continuera jusqu'à la halle où l'on brûlera tous les hochets de l'orgueil et du fanatisme en chantant la Carmagnole.
La cérémonie achevée, chacun ira prendre place à des tables, où tous les vrais républicains partageront entre eux, leur repas. »
Avant de se séparer, la société nomme le citoyen Raby, « Major-général de la fête », puis établi la liste des personnalités à inviter.
Sont donc conviés : les membres de la Convention « qui ne refuseront pas, sans doute, car ce sont de vrais sans-culottes », les membres de la commune de Paris, une députation du département de Seine-et-Oise, du district, des municipalités et sociétés populaires voisines, dont Draveil et Viry.
Est invitée, également, « une députation de la société mère, séante aux Jacobins à Paris, qui nous communiquera de ce feu sacré qui doit éternel¬lement embraser nos cœurs. »
On invite aussi le peintre Hubert (Hubert-Robert), qui est le premier conservateur du Louvre. Les membres de la Société populaire ignorent, à ce moment-là, qu'entre-temps il a été arrêté. C'est le peintre Guillon qui le remplace. Peut-être s'agit-il là de Lethiers-Guillon, auteur d'une peinture représentant « Brutus condamnant ses fils ». Si tel est le cas, il ne pouvait être mieux choisi pour immortaliser cette belle fête. Malheureusement nous n'avons retrouvé aucune toile ou dessin représentant celle-ci. »
Combien a coûté cette grandiose manifestation ? Nous n'avons pas les comptes détaillés. Nous savons seulement que J.B. Sallin s'est fait payer une somme de vingt livres « pour façon d'élagage d'ormes, bourrées et bois de corde qui a été brûlé le jour de la fête. » Trois cent soixante-quatre livres ont été payées à Pottemain « pour le vin pris chez lui et qui a été consommé pendant lafête. » Enfin, quatre cents livres, sont remboursées au citoyen Cadier pour avance faite par lui.
Le tombereau transportant tous les hochets de la royauté qui ont été brulés à l'arrivée du cortège - Hubert Robert.
Photos en vrac - Tableau de Brutus, la maquette du dépfilé, les couturières bénévoles, Daniel Périn à l'arrivée du cortège
Les édiles en tête du défilé - Les bustes de Brutus, Lepelletier de Saint-Fargeau et Marat, ont été imaginés par un atelier de la MJC, sans garantie de la ressemblance avec les personnages historiques
Une pièce a été écrite en collaboration entre le GRHL et l'atelier théâtre de la MJC, dirigé par Catherine Régula. Cinq représentations ont été offertent aux Rissois.
Sources :
Archives municipales de Ris-Orangis.
Musée du Louvre : Homage à Hubert Robert.
https://www.beauxarts.com/encyclo/hubert-robert-en-2-minutes/
https://histoire-image.org/artistes/robert-hubert
https://www.meisterdrucke.lu/fine-art-prints/Elisabeth-Louise-Vigee-Lebrun/1002930/Portrait-du-peintre-Hubert-Robert-(1733-1808).html
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